Les fêtes d’Arvor: élection de la reine.
Après un petit air joué par le bagad de Vannes, voila l’heure de la présentation des candidates et je dois avouer que cela vaut le détour. Je crois que j’étais le seul à bien me marrer mais il faut dire que cela avait quelque chose d’irréel.
Je crois bien que cela fera l’objet d’un petit billet publié sur mon blog, car oui, cela valait le détour (c’est fait, en fait je publie aussi ce texte dans mon journal intitulé “mon voyage”).
Il nous faut tout d’abord situé l’action. Nous sommes donc en fin de soirée, sur la place de l’hôtel de ville entourés de facilement trois à quatre cents personnes mais l’alcool ne coule pas encore à flot. Le bagad vient de finir de jouer (magnifique morceau !) et nous arrive un superbe présentateur avec son costume breton. Il accueille comme il se doit la reine de l’an passé ainsi que ses dauphines et les fait assoir dans un coin, avec comme seul rôle, celui de potiche (ou alors, j’ai loupé quelque chose).
Ensuite, vient le défilé ! Si si, je crois que l’on peut donner ce nom là. Le présentateur demande alors à la première candidate de venir, elle sort donc de la mairie et avance sur le parvis. Après une brève présentation de cette demoiselle, nom prénom, âge, provenance, étude et activité (bien préciser qu’elle fait partie du cercle de je ne sais plus trop où !), le présentateur s’attarde sur la provenance de la robe car bien sûr, la candidate est en robe traditionnelle avec la coiffe qui va avec.
Ensuite arrive la deuxième candidate et là, tout de suite, nous voyons que nous sommes en Bretagne. Pour ceux qui ne le savent pas, les bretonnes sont soit très jolies, soit pas du tout. Pour cette candidate, c’est malheureusement à la deuxième catégorie qu’elle appartient. Plus large d’épaule que moi et avec un visage disons qu’effectivement il représente la Bretagne au même titre que les menhirs, taillé dans la masse. Je sais que ce n’est guère courtois mais autant je ne me tais jamais quand il s’agit de faire des compliments autant parfois, il est nécessaire de faire quelque critiques. Cette demoiselle (dur de l’appeler ainsi, mais il faut faire avec !) fait également partie des jeunesses ouvrières chrétiennes et cela n’a rien de surprenant.
La troisième candidate confirme que l’on est en Bretagne, car oui, il faut l’avouer elle est particulièrement mignonne, il en est de même pour la cinquième mais non pour la quatrième (mais moindre que la deuxième).
Lors de chaque présentation, le gentil organisateur, demandait à chaque candidate de descendre les marches du parvis, faire quelques pas de chaque côté puis d’aller se ranger sur le bord. Apparemment rien n’avait été fixé et l’impression de totale improvisation est là ! A coté, nous sommes également gratifiés de nombre commentaires tout à fait bien placer tel que : « Attention, aux marches quand vous remontez, il serait dommage que vous vous preniez les pieds dans votre robe » ou autre platitudes très utiles. Nous avons même eu la remarque : « Parmi ces demoiselles, je ne saurais laquelle choisir » ce à quoi j’ai pensé que bien qu’hypocrite au moins, il était poli. Cette impression a duré, prés de quinze secondes, jusqu’à ce qu’il rajoute : « pour la robe bien sûr ! ». J’ai également noté que les questions était très différentes en fonction des candidates, s’attardant sur la robe pour la deuxième candidate mais demandant ce qu’elle ferait si elle était élu reine pour la première et la troisième ! Comme quoi, bien que je n’eusse vu les résultats, je ne me fais guère d’illusion !
Nous avons également eu droit à un appel à candidature car comme vous avez pu le constater lors de la lecture, il n’y avait que cinq candidates, et oui bien peu pour assurer le spectacle, bien que ce brave homme par ces commentaires déplacés, ces questions absurdes ait réussi à nous tenir en haleine (j’étais mort de rire, mais j’étais le seul) pendant prés de trois quart d’heures.
Puis nous sommes passés au Fest-noz (prononcé « fechnoch » par notre toujours brave homme). Il a fallu un bon quart d’heure avant que les micros soient réglés et après la musique fut très sympa mais pour danser la dessus, les rondes ne sont plus trop de mon âge. De même, il est certain que je préfère les danses réunionnaises où au moins on peut danser avec une partenaire.
Voila, un billet un peu léger mais c’est pour changer de mes billets généralement grave.
Le prochain va être un peu le reflet de mon humeur actuelle et risque d’être moins joyeux donc autant en profiter!

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